Il faudra attendre jeudi prochain pour connaître le taux de chômage du premier trimestre. Mais, sauf surprise, il devrait égaler ou dépasser de 0,1 point celui de la fin de l'année 2007 (7,5%). Ces chiffres ont beau être conformes aux prévisions de l'Insee, ils ne font pas l'affaire du gouvernement, qui a fait de la bataille pour l'emploi l'une de ses priorités. Plus fréquents, les soubresauts du chômage rendent ainsi moins lisibles la baisse observée depuis trois ans et prouvent qu'elle ne pourra perdurer sans la mise en oeuvre de réformes structurelles. La fusion de l'ANPE et des Assedic est un premier pas, qui reste à concrétiser sur le terrain.
Le gouvernement a également prévu d'améliorer le suivi des chômeurs, en instaurant des entretiens mensuels dès le premier mois d'inactivité. Ces efforts sont la contrepartie du renforcement du contrôle des chômeurs, qui sera débattu au Parlement cet été.
Pour l'heure, c'est donc le ralentissement des créations d'emplois, moins nombreuses en 2008 qu'en 2007, qui domine la tendance. En avril, les reprises d'emplois sont même moins importantes qu'en mars (86.100 contre 88.500) et surtout beaucoup plus faibles qu'il y a un an (93.000). Longtemps moteur de l'emploi, le secteur de l'intérim a désormais tendance à déstabiliser le marché du travail. Sur trois mois, les fins de mission ont ainsi bondi de 12,2%. La stagnation du chômage depuis janvier s'explique ainsi, de manière quasi intégrale, par la décrue de l'emploi intérimaire (- 1,1% depuis un an).
Extrait du journal Les Echos du 30 mai
Message des ON
Meilleure flexibilité mondiale ?
France
Merci l'intérim
T'écris ON te répond