Dans les billets précédents, j'évoquais le marché juteux des prestataires de service qui accompagnent les chômeurs : bilan de compétences, formation recherche d'emploi, etc...
Ne faisant pas mieux que leurs confrères du public mais étant dotés de moyens financiers plus importants, ils étaient considérés comme l'alternative positive de l'ANPE.
Depuis le début de l'année, l'ANPE, manquant de moyens pour ses chômeurs mais débordante d'enveloppes budgétaires pour les prestataires, opère un nouveau virage : Vive les grands. En réduisant le
montant des prestations de 800 € à 300 €, les petits prestataires ont deux possibilités : s'associer ou disparaitre.
L'objectif n'est plus d'accompagner les chômeurs mais de les placer pour cela autant supprimer directement les prestataires et confier le marché aux agences d'intérim plus connu désormais sous le
nom d'agences d'emplois.
Moins bien formé, se faisant épingler pour discrimination, mettant sans cesse des programmes de fidélisation, les agents de l'intérim pourront dans quelques temps disposer d'un atout de
fidélisation et de placement redoutable : la sanction , dès lors que le transfert agence nationale pour l'emploi sera complètement achevé vers les agences internationales d'emplois.
La diversité des prestataires est un vecteur de qualité et de croissance.
Allons nous oublier comment les géants sont fragiles aux changements de leur environnement ?
Connaissons nous suffisamment le poids des lobbystes préparant leurs sociétés aux changements qu'ils dirigent ?
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